PRAPS II : à Maradi, les acteurs des marchés à bétail et aires d’abattage formés pour une gestion plus Hygiénique, saine et durable

Du 21 au 28 avril 2026, la ville de Maradi a accueilli une série de sessions de formation et de recyclage des membres des Comités de Gestion (COGES) des marchés à bétail et des aires d’abattage des zones d’intervention du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel – Phase II (PRAPS II). Une initiative qui marque une nouvelle étape dans la professionnalisation de la gestion des infrastructures pastorales au Niger.

Organisées dans le cadre de la composante 3 du PRAPS II consacrée à l’amélioration des chaînes de valeur du bétail, ces formations ont concerné plus de 924 membres de COGES formés directement ou à travers un système de démultiplication par les pairs des 62 marchés à bétail de deux phases du projet ainsi que15 aires d’abattage.

À travers cette action, le PRAPS II entend consolider les acquis du PRAPS I tout en répondant à un défi majeur : assurer la pérennité des infrastructures pastorales grâce à une meilleure gouvernance et une gestion respectueuse de l’environnement.

Des infrastructures modernes qui nécessitent une gestion responsable

Présidant l’ouverture des travaux, le Secrétaire Général de la Région de Maradi a rappelé l’importance des investissements réalisés par l’État du Niger et ses partenaires dans le secteur pastoral. Il a insisté sur la nécessité pour les bénéficiaires de s’approprier les outils de gestion afin de préserver durablement ces infrastructures communautaires.

Durant quatre sessions successives, les participants venus des différentes régions d’Agadez, Diffa, Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéri et Zinder ont été renforcés sur plusieurs thématiques essentielles, notamment :

  • les rôles et responsabilités des COGES ;
  • le mécanismes de gestion des plaintes ;
  • les techniques de collecte, de tri et de valorisation des déchets ;
  • la gestion administrative et organisationnelle des infrastructures ;
  • ainsi que les mesures de prévention des risques sanitaires dans les marchés et les aires d’abattage.

Les échanges ont également permis d’aborder les défis récurrents liés à l’insuffisance des pratiques modernes de gestion des déchets, au non-respect des règles d’hygiène ou encore à l’utilisation inappropriée de produits utilisés pour lutter contre les tiques dans les marchés à bétail.

Une prise de conscience collective des enjeux sanitaires et environnementaux

Au-delà du renforcement technique, cette formation a surtout permis une véritable prise de conscience des acteurs locaux sur les enjeux environnementaux, sanitaires et économiques liés à la mauvaise gestion des infrastructures marchandes.

Pour le PRAPS II, la durabilité des marchés à bétail et des aires d’abattage passe nécessairement par l’implication active des COGES, le respect des règles d’assainissement et une collaboration étroite entre collectivités locales, services techniques et usagers.

Les participants ont particulièrement apprécié l’approche participative adoptée durant les sessions, favorisant les échanges d’expériences et l’identification de solutions concrètes adaptées aux réalités des communautés pastorales.

Des témoignages qui traduisent l’impact de la formation

Venu de Chetimari dans la région de Diffa, M. Abdoulaye a salué une formation qui changera profondément les pratiques locales :

« Avant cette formation, nous gérions nos marchés de manière traditionnelle sans vraiment comprendre les conséquences des déchets sur la santé des animaux et des populations. Aujourd’hui, nous savons que la propreté du marché est aussi une question de sécurité sanitaire et de développement économique. Nous repartons avec des solutions concrètes pour mieux organiser le nettoyage et sensibiliser les usagers. »

Même satisfaction du côté de Mme Rakiya, participante venue de Guidimouni dans la région de Zinder :

« Cette formation nous a beaucoup ouverts les yeux, surtout sur le rôle des femmes dans l’entretien et la préservation des infrastructures. Nous avons compris que les déchets peuvent devenir une richesse lorsqu’ils sont bien gérés et valorisés. Nous allons partager ces connaissances avec toute notre communauté. »

Vers des marchés à bétail plus attractifs et plus résilients

À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment :

  • l’élargissement des formations sur les bonnes pratiques d’hygiène à davantage d’acteurs communaux et d’usagers ;
  • une meilleure clarification des rôles entre COGES et autorités locales ;
  • l’accompagnement des infrastructures en équipements adaptés de gestion des déchets ;
  • ainsi que la promotion d’initiatives locales de valorisation des déchets organiques.

À travers cette initiative, le PRAPS II confirme son engagement en faveur d’un pastoralisme moderne, durable et résilient. En renforçant les capacités des acteurs communautaires, le projet contribue à bâtir des marchés à bétail et des aires d’abattage mieux entretenus, plus attractifs au bénéfice des communautés pastorales et agropastorales du Niger.

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