Le Niger accélère sa révolution numérique en santé animale grâce à l’appui stratégique du PRAPS-2 et de l’OMSA

Dans un contexte où la maîtrise des données de santé animale devient un levier essentiel pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que pour la résilience des systèmes pastoraux, le Niger franchit un cap décisif. Du 20 au 24 avril 2026, une mission d’appui technique de la Composante 1 régionale du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel phase 2 (PRAPS-2) mise en œuvre par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) a accompagné les Services vétérinaires nationaux dans l’optimisation de la plateforme intégrée de gestion des données de santé animale, NAHIS.

Une mission stratégique au cœur de la gouvernance sanitaire

Sollicitée par la Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV), cette mission s’inscrit dans la dynamique régionale impulsée par le PRAPS-2-OMSA pour renforcer les systèmes d’information sanitaire. L’enjeu est de faire de NAHIS un outil performant et durable, capable de soutenir la prise de décision en temps réel et d’améliorer la surveillance épidémiologique des maladies animales.

Au-delà d’un simple diagnostic technique, la mission privilégie une approche participative, basée sur des échanges approfondis avec les acteurs clés du système. Elle vise à identifier les axes d’amélioration, à renforcer les capacités nationales et à garantir une appropriation durable de l’outil.

NAHIS : vers une plateforme intégrée, robuste et inclusive

Les travaux portent notamment sur :

  • La présentation détaillée des modules et fonctionnalités de NAHIS, avec un accent sur leur utilisation opérationnelle ;
  • L’analyse concertée des contraintes techniques et organisationnelles affectant son fonctionnement ;
  • L’identification de solutions concrètes pour améliorer la performance, la fiabilité et l’accessibilité de la plateforme.

En complément, la mission introduit une application innovante de gestion des ressources humaines, conçue pour renforcer la planification et le suivi du personnel vétérinaire. Une proposition de base de données dédiée au laboratoire national (LABOCEL) est également formulée, en vue d’améliorer la gestion des analyses et la traçabilité des résultats.

Renforcement des compétences : un investissement durable

L’un des piliers de cette mission réside dans le transfert de compétences. Deux informaticiens du Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage bénéficient d’une formation ciblée pour assurer, à terme, une gestion autonome du serveur national de NAHIS. Ce choix stratégique vise à réduire la dépendance externe et à consolider la souveraineté numérique du Niger dans le domaine de la santé animale.

Au total, quinze participants, dont sept femmes, prennent part aux sessions techniques. Ils proviennent des directions des statistiques, du service informatique du ministère, de l’équipe Kobo de la DGSV et du LABOCEL. Les sessions sont animées par l’Assistant technique régional de l’OMSA, spécialiste des systèmes de gestion de données.

Une dynamique inclusive portée par les acteurs nationaux

Au-delà des aspects techniques, la mission met en lumière une dynamique collaborative et inclusive. Elle favorise le dialogue entre institutions, encourage la participation des femmes dans les métiers du numérique et renforce les synergies entre les différents maillons du système de santé animale.

Témoignage : « Une opportunité qui transforme notre manière de travailler »

« Cette formation est une véritable opportunité. Elle nous permet non seulement de mieux comprendre le fonctionnement de NAHIS, mais surtout de devenir actrice de son amélioration. Aujourd’hui, je me sens plus confiante dans l’utilisation des outils numériques et dans ma capacité à contribuer à la gestion des données sanitaires. Le PRAPS II nous donne les moyens d’agir concrètement sur le terrain. »
— Hadiza Cissé, bénéficiaire de la session de renforcement des capacités

Vers un système d’information sanitaire plus performant

À travers cette mission, le Niger confirme son engagement à moderniser ses services vétérinaires et à s’aligner sur les standards internationaux en matière de gestion des données sanitaires. L’amélioration de NAHIS constitue une avancée pour la prévention et la gestion des maladies animales, avec des retombées directes sur la santé publique, l’économie pastorale et la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

En consolidant les capacités nationales et en promouvant des solutions innovantes, le PRAPS-2 et l’OMSA réaffirment leur rôle de catalyseurs d’un pastoralisme résilient, fondé sur la connaissance, la technologie et la coopération régionale.

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